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À propos d'Heidelberg
Heidelberg ist ein herren stat, da fint man rotter mündelin
zart von jungfrauwen und frauwen. Der es nit glauben wöl,
der gang zum dantz und shauw es.
Heidelberg est une ville magnifique, on trouve des lèvres rouges et tendres de vierges et de femmes. Qui ne veut pas le croire, qu'il vienne danser et le voir.
Inconnu, XVème siècle
Heidelberg est une ville romantique par excellence, au sens artistique
comme au sens commun. Berceau du romantisme allemand, la ville a
a inspiré plusieurs poèmes et chansons
(dont quelques exemples figurent sur ce site), et attiré de nombreux artistes.
Des penseurs et savants également : grâce à sa
très ancienne Université, elle abrita de grands philosophes, théologiens,
médecins et scientifiques. La liste de ses illustres habitants est longue,
et je ne donnerai qu'un mince échantillon :
Hegel y eut une chaire, Heidegger y donna des cours,
Hannah Arendt et Jeanne Hersch s'y formèrent,
Brahms et Schumann y composèrent des musiques,
Hölderlin, Eschendorff et von Brentano lui dédièrent des poèmes.
Tombèrent également sous son charme l'impératrice Sissi, Goethe,
le romantique Jean-Paul, ou encore Victor-Hugo.
Sans oublier un autre grand Bisontin qui y séjourna bien après mais bien plus
longtemps que lui : moi.
Les lignes suivantes donneront à l'internaute intéressé quelques éléments
historiques et géographiques sur cette bien belle ville, informations
qui pourront éventuellement servir à mieux apprécier les photos de ce site.
Géographie
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Bien qu'elle soit l'ancienne ville principale du Palatinat
(Pfalz) protestant, Heidelberg se situe à l'extrême nord
de la Bade, dans le Land plutôt catholique de
Bade-Wurtemberg (cap.: Stuttgart), à proximité des Länder de
Rhénanie-Palatinat (Rheinland-Pfalz)
et de Hesse (Hessen).
Construite sur les bords du Neckar, rivière qui rejoint le Rhin
dans la ville proche de Mannheim, Heidelberg
compte actuellement près de 140 000 habitants.
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Histoire
Si les premières trâces d'habitant des environs remontent à ...600 000 ans
avant notre ère, avec la mâchoire retrouvée de l'Hommo Heidelbergensis,
et si on fait état de fortifications celtiques puis romaines dans la région,
il faut attendre 1196 pour avoir une mention officielle de la ville.
L'Université, la plus ancienne d'Allemagne, est fondée dès 1386 par
le comte palatin Ruprecht Ier, prince-électeur de l'Empire. Son
rayonnement et son influence seront importants, notamment concernant
le courant humaniste et la Réforme.
Luther y défendit d'ailleurs ses 95 thèses en 1518,
quelques mois à peine après leur publication. La ville passe sous
l'Église Réformée en 1556 et devient le centre intellectuel du
Palatinat calviniste.
Heidelberg était le fief de la famille palatine Wittelsbach, une bien
belle dynastie ma foi.
Mais en 1720, le prince-électeur Carl Philipp
transféra sa résidence d'Heidelberg à Mannheim (son neveu, Carl
Theodor, devait ensuite, en 1977, quitter Mannheim pour Munich et
y devenir prince-électeur de Bavière).
Heidelberg intégra alors le pays de Bade.
La ville connut par la suite des soulèvements
révolutionnaires et des guerres, sans pour autant être détruite par les
bombes comme le furent d'autres villes allemandes.
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